FILMS-CONFÉRENCES

MARDI 7 DECEMBRE 2021 – 14h30 et 18h30 
La Mongolie, terre du nomadisme, par Geneviève et Gérard MOREAU

Poursuite de notre voyage en Asie Centrale. Après l’Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Kirghizistan, voici la Mongolie :

  • La vie des éleveurs nomades dans la steppe : les camps de yourtes, le montage d’une yourte, les troupeaux de chèvres, moutons, yacks et chameaux de Bactriane, les chevaux indissociables du peuple mongol.
  • des paysages grandioses : les falaises flamboyantes de Bayanzag, le désert de Gobi et les fameuses dunes de Khongor, le lac Khövsgöl aux eaux limpides, les chutes de l’Orkhon dans leur écrin de verdure, les prairies à l’infini.
  • Les ovos, monuments sacrés vénérés des voyageurs, chargés d’écharpes de prières qui claquent au vent.
  • Les bouddhas géants au regard bienveillant disséminés sur tout le territoire.
  • Les incontournables monastères bouddhiques détruits lors des purges communistes mais restaurés depuis l’indépendance de la Mongolie et ré-ouverts au culte.
  • La gigantesque statue (haute de 40 mètres) de Gengis Khan qui veille sur son peuple.
  • Oulan Bator, la capitale, qui regroupe près de la moitié de la population du pays.
  • Les fêtes du Nadam : courses de chevaux, lutte.
  • Les nombreuses rencontres avec les nomades sous la yourte ou au détour des chemins.

Tarifs :
non-adhérent·e : 8€
adhérent·e : 6€

 

CONFÉRENCES GESTICULÉES

OCTOBRE – LE MOIS GESTICULANT

JEUDI 7 OCTOBRE – 19h 
Conférence gesticulée « Je travaille avec deux ailes, une autre histoire de l’organisation du travail » par EMMANUELLE COURNARIE

« Quand vous avez une carrière de précaire professionnelle à force d’enchaîner les « petits boulots » depuis 20 ans, monter sur scène permet de redonner du sens à votre parcours. C’est le moment de parler du monde du travail et de partager les anecdotes drôles ou dramatiques qui vont avec. En faisant le point sur l’évolution et l’état actuel de l’organisation du travail dans notre société, la forme de la conférence gesticulée permet de ressentir la nécessité de transformer collectivement notre rapport au travail ».

Emmanuelle Cournarie, sociologie, tire de ses recherches et de son expérience de monde du travail, un regard critique sur l’évolution du marché du travail en France. Elle montre comment nous créons des formes de résistance à la souffrance pour continuer à travailler. Son regard est optimiste et grâce à son expérience dans un réseau d’entreprises alternatives, elle montre que d’autres formes de travail sont possibles, d’autres relations humaines dans le travail, d’autres manières de prendre des décisions, d’agir ensemble et de façon responsable pour le bien collectif. 

 

Tarifs :

Gratuit – dans le cadre des RDV de l’Histoire

Discussion avec le public après chaque conférence

 

JEUDI 14 OCTOBRE 2021 – 19h 
Conférence gesticulée « L’enfer me ment, une autre histoire de la violence, de la souffrance et du bien être » par Annette BERTHON
dans le cadre de la Semaine d’Informations sur la Santé Mentale

Dans cette conférence gesticulée, Annette Berthon nous emmène dans les coulisses de la souffrance et des comportements engendrés par celle-ci : l’hétéro-agressivité, qui conduit généralement en prison, et l’auto-agressivité, qui conduit généralement en hôpital psychiatrique. Mais alors ? Pourquoi on fait du mal à autrui ? Pourquoi on se fait du mal à soi-même ? La souffrance et la violence cohabitent très bien : mal être, auto-sabotage, dépression, troubles anxieux, addictions, drogues, troubles alimentaires, automutilations, tentatives de suicide. 

Violence et souffrance alimentent une liaison si étroite qu’ils finissent par nous enfermer parfois psychiquement, laissant à des non concernés, bien souvent désinformés, le droit de nous enfermer physiquement. La souffrance, la violence, ça fait peur ! « Vite ! Cachez-moi ce cin(glé) que je ne saurai voir ! ». La santé mentale, la maladie mentale, les troubles psychiques, la « folie » sont des termes galvaudés et cachés, rendant invisibles les souffrances des personnes concernées. Dans une société psychophobe et validiste, qui a établi une hiérarchie entre santé physique et santé mentale, une dichotomie entre le corps et l’esprit, il est temps de déconstruire les idées reçues sur la souffrance psychique, il est temps de se libérer émotionnellement des sentiments de terreur, de culpabilité, d’humiliation, de honte, de frustration qui sont associés aux personnes psychiatrisées, carcéralisées, qui ont été et qui sont peut être toujours enfermées. La violence institutionnelle renforce la souffrance, s’évertuant ainsi dans un cercle vicieux permettant de rendre illégitimes nos émotions et notre vécu, nous dépossédant ainsi de notre histoire de vie, et de notre capacité d’agir sur elle pour apaiser notre souffrance.

Le bien être est politique. L’émergence des thérapies alternatives et l’engouement pour le « développement personnel » renforcent l’injonction au bonheur, et de ce fait les inégalités sociales, émotionnelles qui en découlent. Faire le plein d’ocytocine est devenu un acte politique, l’expression des émotions un outil de mieux être et de libération individuelle et collective, avec pour finalité la transformation sociale.

Tarifs :

3€ adhérent.e.s/5€ non-adhérent.e.s

Discussion avec le public après la conférence

JEUDI 21 OCTOBRE 2021 – 19h
Conférence gesticulée « Parce qu’il existe plusieurs Jean-Paul Belmondo ? Une autre histoire des classes sociales » par Anthony POULIQUEN

« Mais alors moi, j’appartiendrais à cette petite bourgeoisie intellectuelle ? Oui, mais en même temps, je suis ouvrier, enfin je suis enfant d’ouvrier. Je viens d’un milieu prolétaire que je revendique encore aujourd’hui et dont je ne me suis jamais totalement débarrassé. Quand je suis devenu étudiant, j’ai rencontré pleins d’enfants de petits bourgeois intellectuels, qui me renvoyaient à ma condition de prolo… Finalement, et réflexion faite, je crois que j’ai le cul entre deux chaises… ».
Dans cette conférence gesticulée, Anthony Pouliquen interroge sa trajectoire personnelle, de la découverte de sa classe sociale à la construction de son désir révolutionnaire. Sa petite histoire s’entremêle ici avec la grande histoire, celle de la lutte des classes, des combats ouvriers, des conquêtes populaires. Celle également des trahisons et des renoncements de la petite bourgeoisie intellectuelle. L’occasion de faire entendre, à grand renfort de références cinématographiques, une autre histoire des classes sociales…

Tarifs :

3€ adhérent.e.s/5€ non-adhérent.e.s

Discussion avec le public après la conférence

JEUDI 3 FEVRIER 2022 – 19h
Conférence gesticulée « Mais Madame, vous n’êtes pas payée pour nous rendre heureux, et pourtant… » par Katia Baclet

Cette conférence gesticulée vous invite à traverser le no (wo)man’s land de l’adolescence pour déconstruire le cadre institutionnel du métier d’enseignant, pour trouver ce qui empêche notre jeunesse de bien vivre à l’école, d’être heureuse et de s’émanciper. Retour sur des expériences de pédagogies actives.

Cette conférence parle d’école, d’ados, de parents, d’enseignants, de pédagogie traditionnelle et d’éducation nouvelle, de sexualité, de liberté ; le tout pris en étau dans les injonctions contradictoires  que sont le « vivre ensemble » et le capitaliste néo-libéral basé sur la consommation et la compétition.

 

 

Tarifs :

3€ adhérent.e.s/5€ non-adhérent.e.s

Discussion avec le public après la conférence